Asexuel : personne qui ne ressent pas le besoin d'avoir des rapports sexuels

   
 

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Faq de l'asexualité :

 

L'asexualité est elle une phobie du sexe ? Y a t'il un rapport avec la religion ?

L'expérience montre que les asexuels entretiennent un rapport avec le sexe qui est bien plus proche de l'indifférence que du dégoût. L'indifférence n'a pas de raisons "morales" donc en principe, l'asexualité n'est pas la conséquence d'une conviction religieuse ou d'un choix. L'asexualité n'est pas un "courant" réactionnaire par rapport à une société médiatiquement sexualisée : on peut très bien être indifférent aux belles voitures sans pour autant condamner ceux qui en ont.

 

Un asexuel peut-il être amoureux ?

Être asexuel n'exclue pas de nourrir des sentiments amoureux. Par contre, les asexuels ne sont pas motivés par les rapports sexuels avec l'être aimé. On pourrait dire qu'un asexuel pouvant tomber amoureux d'une personne du sexe opposé est "hétéro-asexuel".

 

Les asexuels font-ils l'amour ?

Le fait de ne pas être "motivé" par les rapports sexuels ne signifie pas "éprouver de l'aversion" pour ces derniers : certains asexuels peuvent donc avoir des relations sexuelles et peuvent même éprouver un plaisir physique pendant l'acte !
Cela dit, beaucoup n'ont jamais de relations sexuelles, il y a aussi ceux qui en ont et qui les vivent comme un fardeau.

 

Comment peut on ressentir du plaisir pendant l'acte et ne pas avoir de besoins sexuels ?

Pour une personne asexuelle, même après avoir ressenti du plaisir, la durée jusqu'au prochain rapport pourrait être infinie que cela ne la dérangerait pas. Autrement dit, si plaisir il y a, sa fréquence et son intensité n'influe pas sur le moral de l'asexuel : il pourrait tout à fait s'en passer indéfiniment.

 

Un asexuel peut-il se masturber ?

Un asexuel peut pratiquer la masturbation. On pourrait faire un parallèle avec une personne qui se gratte pour soulager une démangeaison : s'il y a un plaisir physique à le faire, la personne en question préférerait ne pas avoir à se gratter...

 

Les asexuels ont-ils subi des traumatismes dans leur enfance ?

La proportion d'asexuels ayant subi des traumatismes dans leur enfance est probablement la même que dans le reste de la population. Il n'existe pas à notre connaissance des chiffres officiels mais d'après la somme des témoignages recueillie ces dernières années dans divers sites asexuels, on s'aperçoit que beaucoup d'asexuels ont eu une enfance "normale". Bien sûr, d'autres ont connu des expériences malheureuses. L'évidence veut qu'on a chacun autant de chances de se faire agresser : un enfant "destiné" à être asexuel le deviendra de toutes façons, qu'il ait subi des traumatismes ou non... on peut donc être asexuel au même titre que les autres asexuels tout en ayant subi des abus dans son enfance. Bien sûr, il est aussi possible de devenir asexuel à cause d'un traumatisme, l'asexualité ne se juge pas d'après son origine mais d'après un état de fait (le fait de ne pas ressentir le besoin d'avoir des rapports sexuels).

 

L'asexualité est elle un trouble ?

Beaucoup d'asexuels diront qu'ils sont heureux ainsi. Ajoutons simplement que pour eux, ne pas ressentir le besoin d'avoir des rapports sexuels implique naturellement que l'absence ou la qualité de ces rapports n'influe pas sur leur bien-être. Il faut cependant nuancer un peu les choses : souvent par amour, parfois, par simple soucis de rentrer dans la "norme", certains asexuels aimeraient ressentir plus d'attirance pour les autres. Il y a donc des cas ou l'asexualité peut être "problématique".

 

Je suis asexuel(le), dois-je aller consulter un sexologue ?

Un exemple assez courant est celui du couple où l'une des deux personnes est asexuelle. Dans ce cas, la personne asexuelle se remet très souvent en question. Pour cette raison, il existe donc des asexuels qui sont allés consulter des sexologues ou des psychologues. Nous ne connaissons pas le taux d'asexuels "convertis" après ces consultations. Les témoignages sont assez peu nombreux et pour l'instant, aucun d'entre eux ne relate de changement après une thérapie.
Cela dit, il est plutôt rare qu'un asexuel fasse une thérapie car la plupart vivent très bien leur asexualité.

 

Quelles différences entre asexualité et abstinence ?

Par définition, l'abstinent fait un choix de vie dicté par une éthique personnelle : il "s'abstient" de faire l'amour. Ce choix a des explications religieuses ou morales, les cas les plus connus sont les prêtres catholiques ou les personnes qui souhaitent repousser le coït après le mariage. Bien souvent, le choix de l'abstinent s'oppose à sa nature qui le pousse à avoir envie de rapports sexuels. Un abstinent use donc de sa volonté pour aller contre sa nature.

A l'inverse, en n'ayant pas de rapports sexuels, l'asexuel ne va pas à l'encontre de sa nature, puisqu'il n'a pas d'attirance sexuelle envers les autres. Enfin, il ne peut y avoir de notion d'abstinence si on prend en considération le cas où l'asexuel a des rapports sexuels suivis, comme expliqué plus haut.

 

Quelles différences existe t-il entre l'asexualité et les autres formes de manque de désir sexuel (frigidité, impuissance) ?

il faut distinguer l'asexualité :
- Du célibat forcé de personnes qui éprouvent des difficultés à séduire ou à aller vers autrui. En effet, un asexuel ne peut être frustré par l'absence de relations sexuelles.
- De l'impuissance, qui est liée à des problèmes affectifs ou physiques. Les troubles de l'érection n'empêchent pas de désirer des relations sexuelles. Ce n'est pas le cas pour un asexuel, qui n'est à aucun moment motivé par ces dernières, et dont l'absence de libido ne s'explique pas par des problèmes de santé ou de dépression. De plus, en général un asexuel n'a pas de trouble de l'érection. (érections matinales ou par excitation "mécanique")
- De la frigidité qui se caractérise par l'absence d'orgasme ou de réaction aux stimulations sexuelles. En effet, bien souvent, une personne asexuelle peut atteindre l'orgasme, seulement, elle ne désire pas de relations sexuelles et ne souhaite pas être stimulée.

 

Ca fait un an que je n'ai plus envie de faire l'amour, suis-je devenu(e) asexuel(le) ?

Parfois, on entend dire qu'on ne peut pas devenir asexuel du jour au lendemain. Les probabilités sont en effet très faibles. Il est vrai que lorsqu'une personne n'éprouve tout à coup plus l'envie d'avoir de relation sexuelles, très souvent, elle désire secrètement connaître de nouveau une période sexuellement active. Si cela entraîne une frustration ou un manque, ce n'est pas de l'asexualité. On est asexuel quand l'absence de rapports sexuels n'est pas ressentit comme un manque. Mais peut-on affirmer ne pas ressentir de manque après seulement 15 jours ou un mois d'absence de pratique sexuelle ? Sans doutes pas... par contre au bout d'un an, dix ans... pourquoi pas ? Tout cela est difficilement quantifiable et rien ne prouve qu'il est impossible de devenir asexuel.

 

Un asexuel peut il devenir "sexuel" ?

Affirmer qu'on est hétéro, homo ou asexuel à vie est sans doute un peu risqué. Il existe des exemples d'hétérosexuels devenus homosexuels, des bisexuels devenus hétérosexuels etc... Tout est possible. Certains diront que si l'hétérosexuel est devenu homosexuel, c'est que de toutes façons, il était "à l'origine" homosexuel... mais que diront-ils si cette même personne redevient hétérosexuelle, et ce, définitivement ? Et un bisexuel devenu hétéro définitivement, est il hétéro ou bi ? Le monde n'est pas figé et les humains encore moins. Rien ne prouve qu'un asexuel ne puisse pas devenir un jour "sexuel" et vice versa.

 

J'entends parfois parler d'aromantisme, qu'est-ce que c'est ?

Certaines personnes, appelées aromantiques, n'éprouvent pas de sentiments amoureux. Cela n'empêche pas qu'ils puissent ressentir de l'affection pour les membres de leur famille, leurs amis etc... mais l'aromantisme se trouve tout autant parmi les sexuels que les asexuels.

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