| Publié: 01 Déc 2010, 14:03 |
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asexualité et harcèlement sexuel |
Il y a une quarantaine d'années, avant que les mains au panier, les sourires salaces, et les allusions au-dessous de la ceinture, soient considérées comme un délit de harcèlement, les patrons et autres petits chefs ne se privaient pas. Ils mêlaient même à leur petit jeu, la jouissance de confronter la harcelée à son impuissance et à sa colère stérile. D'autant que leur attitude était très souvent doublée d'une menace de licenciement ou de basse vengeance cautionnées par leur position de supérieur. J'ai connu. Et la culpabilité également. Parce que dans un bureau de dix filles, j'étais la seule à subir ce genre de comportement. Je me suis posé des milliers de questions. J'ai arrêté de me maquiller, j'ai mis des pulls amples sur des pantalons larges. J'ai fait tout ce qu'il était possible de faire pour ne pas provoquer. Mais rien ne semblait pouvoir arrêter ce harcèlement. Alors, j'ai posé la question. Pour quelle raison, ce supérieur, ne s'en prenait qu'à moi et pas aux autres ? La réponse a été directe. Les autres étaient toutes mariées ou avaient des copains et il n'avait aucune envie d'avoir des problèmes avec les maris ou les copains. Pas facile d'être asexuelle. |
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