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Je vais vous raconter un peu de ma vie, et surtout essayer de lancer un début de refflexion, peut-être que quelques-uns s'y retrouveront, je ne suis peut-être pas le seul à être aussi paradoxal...
J'ai vingt-quatre ans, et j'ai vécu de mes dix-huit à mes presque vingt-deux ans une première expérience amoureuse magnifique. Après la rupture, (soit dit en passsant, l'évenement le plus douloureux de ma vie) alors que j'aurais cru vouloir connaitre d'autres aventures sexuelles, je me suis retrouvé dans une situation où ma libido s'est mise à diminuer progressivement pour arriver à presque aucune un an après. J'ai répondu à ce vide, au cours des deux ans et demi ans qui ont suivi, de deux manières à différentes : par l'abstinence, et paradoxalement -et beaucoup plus longuement- par le donjuanisme.
Par envie de plaire, mais aussi par le besoin de se rassurer par rapport à ce que l'opinion commune pourrait définir d'anormal, c'est à dire le très peu ou l'absence de désir sexuel pour autrui ; j'ai multiplié les partenaires sexuels de manière anarchique. Cela s'averrant souvent décevant, je veux dire sur le plan du ressenti amoureux et du désir premier (absents tout deux), je recommencais, encore et encore, allimentant le cercle vicieux de mon donjuanisme. Pour autant, et paradoxalement, je ne fantasme jamais, je ne me masturbe que très peu -du moins, je m'en passe souvent s'en m'en rendre compte et sans frustration-. Dans le métro, ou dans la rue, je peux trouver une personne belle ou attractive, mais un beau décolté même si je le trouve en soi magnifique ne me donne pas l'envie d'arracher les vêtements de celle qui le porte. Dans les faits même, je suis quelqu'un de tendre et plutôt doué pour les calins mais l'acte sexuel en lui-même ne me fait plus réellement envie.
Ainsi, j'en arrive aujourd'hui à me poser ces questions : suis-je asexuel? Qu'est-ce que l'asexualité? La réponse à la première je ne la connais pas encore, et je suis obligé de répondre à la deuxième avant d'essayer de la trouver. Ma refflexion en est à ce point : comme je l'ai dit précedement, l'opinion commune tend à qualifier l'absence de désir sexuel d'anormal, or je pense par expérience, celle-ci tout à fait naturelle. Je veux dire par là qu'on vit chacun des périodes dans nos vie (qui peuvent aller, en therme de temps, de l'infiniment court à la vie entière) où le désir est là, ou absent. Mais l'éloignement à la norme tacite, nous oblige parfois à ne pas accepter notre état. Après tout, il n'y a aucune raison d'essayer de satisfaire un désir que l'on a pas. Si l'asexualité est l'absence de désir sexuel, et si j'y ajoute la notion de temps, je peux me définir comme asexuel aujourd'hui en considérant l'aide que cela m'aporte dans l'acceptation de mon état d'être actuel, de fait très éloigné d'une norme absurde qui oublie le naturel des choses. Ainsi, j'en fini avec le cercle vicieux du donjuanisme et je ne cause plus de peine à certaines partenaires qui viennent dans mes bras en accord avec leur attirance première et que je fini toujours, fatalement, par blesser parce qu'avec elles je ne suis pas en accord avec moi-même.
Pour conclure ma pensée, je pense qu'il y a une chose que l'on doit toujours garder à l'esprit, à tout moment : l'accord avec soi-même et donc l'écoute de soi. Si je m'écoute, et que je me prend en compte, je choisi de ne pas faire ce qui me contredit. Par rapport à la sexualité : je ne ressent pas de désir pour le moment, je dois l'accepter, et choisir de ne pas chercher à satisfaire un désir que je n'ai pas. Si celui-ci revennait un jour, il me faudra également m'écouter.
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