LeDisparu a écrit:
Mhh... je doute de ce que tu deviendras plus heureux si tu essayeras d'abandonner la rigueur avec laquelle te tu contrĂŽles. (Mais, bien sĂ»r, ca serait un effort qui valait la peine de l'essayer, et peut-ĂȘtre tu rĂ©ussiras mĂȘme!) Ce que me semble mieux, c'est de relĂącher un peu le contrĂŽle, sans l'abandonner. Peut-ĂȘtre tu ne te peux pas te laisser aller Ă grand mesure, mais Ă©videmment tu te pourrais laisser aller dans les petites choses, les petits plaisirs et et les petites insouciances.
Je doute aussi sur le fait que je sois heureuse un jour, du moins je n'ai pas la mĂȘme conception du bonheur que d'autres peuvent avoir. Quand des personnes savent que je ne sors jamais, que je ne bois pas, que je suis cĂ©libataire etc ils me disent souvent :
"tu dois t'ennuyer, tu dois ĂȘtre malheureuse comme ça", ça me fait rire intĂ©rieurement parce qu'au contraire, c'est ce genre de vie qui me rendrait malheureuse, je n'ai pas besoin de faire la fĂȘte chaque week-end pour ĂȘtre bien, j'ai juste besoin de calme et de me retrouver dans mon univers.
Citer:
Oh, surtout ne va pas voire un psy! âŠ. Si Ă cause du problĂšme que tu as dĂ©crit tu avais besoin d'un psy, j'aussi, j'aurais besoin d'un psy. Et ca, c'est Ă guĂšre une pensĂ©e Ă©difiante...
A mon avis, la seule chose qui exige réellement une visite chez un psy, c'est la contemplation d'une tentative de suicide.
Mais quant aux autres problĂšmes... soigne toi-mĂȘme ou Ă©crit des messages ici et il y aura certainement toujours des petits cons prĂ©tentieux comme moi qui te donneront des conseils banals comment mener ta vie.
Un psy n'est pas lĂ en dernier recours, c'est Ă dire que lorsqu'on ne pense qu'au suicide. Du moment oĂč on a beaucoup d'interrogations, qu'on n'arrive pas Ă avancer dans notre vie privĂ©e et sociale, le psy est bienvenue. Il ou elle est lĂ pour nous Ă©couter, nous conseiller ou juste nous apporter une Ă©paule sur laquelle on peut vider nos malheurs sans avoir la crainte que tout soit divulger.
Je dis beaucoup de choses sur le forum, j'ai beaucoup de conseils et de réponses gentilles et ça me fait du bien, mais malgré ça, ce n'est pas l'idéal on va dire. Parce que les membres ne sont pas là pour m'écouter me plaindre et pour passer leur temps à m'épauler, ce n'est pas leur rÎle ni leur job, alors qu'un psy est justement fait pour ça.
Donc je pense que quand on se sent mal et perdu, on peut aller voir un psy, qui n'est pas destinĂ© aux fous ou aux tentatives extrĂȘmes.
kitaki a écrit:
Mais cette façon de tout décortiquer, pour moi c'est à l'opposé de l'idée que je me fais d'une vie à la Carpe Diem, qui est plus légÚre, plus insouciante, moins analysée...
Tout dĂ©pend de mon humeur, il y a des jours (rares), oĂč je me moque de tout, je ne pense Ă rien et je ne me fais pas de soucis, ce sont mes moments Carpe Diem. Mais malheureusement je passe beaucoup plus de temps Ă tout analyser, Ă tout dĂ©cortiquer comme tu le dis, et donc pour moi la notion de Carpe Diem devient un peu un "rĂȘve" inaccessible. En gros je n'arrive pas Ă me lĂącher, j'ai une conscience trop prĂ©sente pour ĂȘtre insouciante.
C'est pour ça que je parle de psy, parce que j'imagine que des sĂ©ances pourraient peut-ĂȘtre m'aider Ă lĂącher prise et faire en sorte que je puisse enfin vivre.