C'est l'autobiographie de cette journaliste qui raconte sa période d'abstinence. Bien sûr, c'est un peu différent de l'asexualité que nous pouvons ressentir, nous ici, mais si je choisis de vous en parler, c'est pour 2 raisons :
-d'abord, le souhait de partager une chose "qu'on ne doit pas dire". Au début, lorsque j'ai pris connaissance de l'existence d'un tel livre, j'ai moi-même haussé un peu les épaules. A quoi ça sert, c'est pas la fin du monde...

mais en lisant une interview récente de l'auteur, j'ai compris. Le besoin de témoigner, tout simplement et de remettre de la simplicité un peu, dans nos vies. Raconter ça, c'est à l'encontre de ce qui doit se dire dans notre société.
Je trouve que c'est horriblement triste de voir qu'il faut juste une seule personne qui ose écrire ce qu'elle ressent pour que beaucoup d'autres se sentent libérées d'un carcan sociétal.
et nous, cela nous interpelle aussi, un peu non ??
-Et puis, elle dit des choses que je considère très juste. Par exemple, "il n'y a pas que ce qui est valorisé par la société qui a de la valeur" ou bien elle est étonnée par les médecins qui relaient le message, qui passe sur les ondes que "faire l'amour est bon pour la santé" et de citer les prostituées qui devraient ressentir une cure de jouvence

. Bien sûr, son livre parle surtout du fait de dissocier jouissance et amour. Cela n'a pas grand chose à voir avec l'asexualité mais c'est quelqu'un qui affiche un contre-courant au "politiquement correct" et c'est une grande bouffée d'air frais et un grand coup de pied dans la fourmillière médico-sexuelle-médiatique
Enfin, elle évoque la joie d'être seule face à sa tv et de rêver que Robert Redford (ouiiii, encore lui

) lui fait un shampooing "érotique" comme dans la scène magnifique de "out of Africa"
C'est là , qu'on voit la différence entre elle et moi. J'ai adoré cette scène mais pour la douceur et la tendresse qu'elle dégage. Je n'y ai rien vu d'autre
