La première
[et jusqu'à présent unique] fois que je suis tombée
amoureuse... qui s'accompagne de la première
désillusion. Encore un peu trop récente pour passer outre la douleur qu'elle a engendré, comme en témoigne ma nouvelle signature.
Un sentiment incroyable... L'impression d'avoir enfin trouvé un sens à son existence. Chacun de ses regards, anodins pour lui qui ne voyait en moi qu'une gentille fille très réservée, semblaient m'insuffler la force de garder goût à la vie. Près de lui, je me sentais vivante, digne d'être écoutée. Ne pas le voir ou lui parler pendant une journée entière me projetais six pieds sous terre ; ma fragile euphorie durement acquise éclatait en morceaux... Puis, lorsqu'enfin il revenait me parler, mon visage rayonnait de nouveau.
Mais c'était sans compter sur le coup de couteau subit et déroutant qu'il m'a asséné en pleine poitrine il y a tout juste deux mois...
Autrement, je pense à l'achèvement de
ma toute première nouvelle, quand j'avais 9 ans. Quelle fierté !

Mon premier vrai texte. Le seul, maintenant que j'y pense, que je suis parvenue à écrire jusqu'au bout. Aujourd'hui encore, je foisonne d'idées, de scénarios qui me plaisent beaucoup, mais je suis incapable d'écrire ne serait-ce qu'une nouvelle du début à la fin. Je vais réussir à former plusieurs chapitres ou paragraphes qui me donneront une grande satisfaction, et au moment de continuer... panne sèche. En connaissance de cause, je dois donc dire que le syndrome de la page blanche est franchement frustrant

Ce sont les deux événements qui me viennent spontanément en tête, ceux qui m'ont respectivement ouvert les yeux sur ma capacité à surmonter les multiples blessures que je porte en moi, et forgé mon actuelle passion pour les mots
