kitaki a écrit:
Quand je me dis "c'était mieux avant", je pense à ma jeunesse, disons jusqu'au collège.
Après je dirais que ma 2ème vie d'avant, c'est entre l'entrée au lycée et mon entrée dans la vie active.
Et ma vie actuelle c'est donc depuis cette entrée dans la vie active.
Pendant ma 2ème vie j'ai souvent pensé que la 1ère était mieux, plus insouciante, plus amusante, je voyais presque l'avenir en noir - disons en anthracite.
Et puis finalement, je me sens bien dans ma 3ème vie actuelle. Je crois même que ce sera probablement ma meilleure vie. Je me sens de mieux en mieux dans ma tête depuis que je bosse, et tous mes proches sont en vie.
Mais la fin de mes 2 premières vies correspond aussi aux périodes où j'ai perdu mes 2 chiens. Ca a "cassé" quelque chose, je ne sais pas trop comment l'expliquer mais ça m'a vraiment marqué et peiné, même encore aujourd'hui j'ai du mal à parler d'eux à voix haute, c'est trop "bouleversant".
J'ai du mal Ă supporter la mort apparemment. La mienne ne me fait pas peur, mais c'est une vie sans mes parents qui m'effraie.
Moi aussi quand je me dis c'était mieux avant, le bon vieux temps, c'est la période qui se situe entre ma naissance(même si je ne me souviens de rien avant mes 4 ans évidemment!!) et mes 10 ans. Ensuite l'entrée au collège, la puberté etc à tout détruit, c'est là où je suis devenue très sombre, réservée, à moitié asociale, et c'est ce qui fait ce que je suis aujourd'hui.
Sinon pareil, j'ai perdu mes deux chiens, lesquels avec qui j'ai vécu pendant seize ans, et ça a été horrible, aujourd'hui encore c'est très dur, l'un est parti il y a un an et un mois, et l'autre il y a six mois. Je n'arrive pas à parler d'eux à voix haute, et quand mon entourage en parle, je me mets tout de suite à pleurer.
C'est la même chose avec une personne de ma famille qui est décèdée il y a maintenant treize ans, la douleur est toujours aussi vive, je n'arrive pas à parler d'elle et quand on se retrouve en famille et que tout le monde en parle, je suis obligée de m'éloigner sinon je risque d'éclater en sanglots....
Pourtant je suis très proche de la mort, on peut dire que j'en suis obsédée et qu'elle ne m'effraie pas au contraire, mais perdre un être cher c'est toujours comme ça que ça se passe ensuite.
