kenybox a écrit:
@*~stardust~*
Tu es Romantique, c'est a dire que tu as besoin d'amour et de romance dans ta vie ou pour ton équilibre personnel.
C'est pas mal , mais il faut le construire et c'est loin d'etre facile, moi je me sens plutot Aromantique mais ma vie
non plus n'est pas simple = facile pour autant , j'ai des difficulté autres.
Bref a chacun de construire sa vie affective propre.
Et c'est loin d'etre gagné pour tout le monde.
En fait, je ne crois pas être romantique dans le sens fleur bleue et édulcoré du terme...Je connais quantité de gens qui se mettent en couple de manière impulsive, pour tout sauf par amour. Personnellement, la peur de la solitude, la dépendance affective, l'attirance physique, la passion charnelle, la ''stabilité'' sexuelle, le besoin de se sentir intéressant, important, séduisant et désirable à travers le regard de l'autre ne sont pas des moteurs qui me poussent à vouloir vivre en couple. J'ai l'impression que de céder à ce besoin d'approbation me placerait un peu dans une position de vulnérabilité. En même temps, je n'ai pas d'idéal, je ne crois pas au concept de l'âme soeur, encore moins aux princesses et aux princes charmant(e)s. Je ne cherche pas à me ''caser'' avec un être soi disant exceptionnel, car ça n'existe pas à mes yeux et ça n'a jamais fait partie de mes objectifs ni de mes priorités, dans la vie. Mais j'avoue qu'il y a une sorte d'ambivalence, en moi...
J'ai grandi entre deux parents qui ne s'aimaient pas et qui se toléraient par peur, convenance, habitude...aux côtés d'une mère qui se faisait constamment berner, manipuler et dénigrer par son mari (mais qui a consenti à l'être, jusqu'à un certain point) et d'un père immature, très narcissique et un brin antisocial, incapable de reconnaître ses torts et de concevoir que les autres pouvaient exister en dehors de son ego démesuré. La plupart des membres de ma famille élargie vivent également des relations interpersonnelles dysfonctionnelles. Absence d'intérêt et d'implication conjugale et parentale (sauf pour violenter et abuser), alliances basées sur les intérêts à en retirer plutôt que sur les sentiments, alcoolisme, toxicomanie, dépenses et jeu compulsifs, la liste est longue...Et je suis aussi de la génération des foyers éclatés. Je n'ai pas souvenir d'avoir été en contact avec des modèles de familles et de couples positifs ou relativement équilibrés, disons. Le rejet social et les abus sexuels que j'ai vécu hors de la cellule familiale n'ont fait qu'amplifier mon désarroi et mon impression que l'amour sous toutes ses formes n'était qu'une illusion. Que les gens entraient en relation les uns avec les autres uniquement pour satisfaire leurs besoins égoïstes. Qu'ils ne faisaient que ''s'utiliser'' mutuellement pour parvenir à leurs fins.
Mais j'ai beau avoir côtoyé de près ou de loin (et plus souvent qu'à mon tour) la misère humaine, une partie de moi a besoin de croire que l'amour existe. Que l'amour soit une invention de l'esprit ou non, un mirage ou non, cette partie désespère d'y croire. Sans doute pour ne pas sombrer dans la folie et la mort. J'ignore si tout ceci (vous, moi, l'Univers entier) a une valeur ou un sens. Tout ce que je sais, c'est que j'ai besoin d'y accorder une valeur et un sens pour pouvoir vivre.