*~stardust~* a écrit:
...J'ai besoin de vider mon sac, ce soir. Peut-ĂȘtre que ma rĂ©flexion vous rejoindra sur certains aspects et/ou contribuera Ă lancer un dĂ©bat intĂ©ressant...
En te lisant, j'ai l'impression de me retrouver un peu.
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Je ressens une forte dichotomie entre mon corps et mon esprit.
Je ne sais pas si c'est vraiment pareil, mais moi je ne me sens pas toujours à l'aise dans mon corps car il ne refléte pas ce que je suis intérieurement.
Par exemple, pour moi dans ma tĂȘte je n'ai pas d'anatomie intime, alors que mon corps en est dotĂ©, et je me sens mal Ă l'aise avec ça car c'est une partie de mon corps que je dois supportĂ© avec tous ces effets. J'aimerai pouvoir faire retirer tout ça(oui ça peut ĂȘtre choquant) mais ce n'est malheureusement pas possible.
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Je n'arrive pas à accepter mon intégrité physique, et ce, depuis trÚs longtemps. Pour faire une histoire courte, j'ai vécu beaucoup de frustration, de discrimination, de violence et de rejet en rapport direct avec mon corps, dans le passé...Ce qui fait qu'une fois rendue à la puberté, lorsque certains individus se sont mis à me complimenter à propos de mon apparence physique et à me faire des avances, non seulement je n'étais nullement flattée, mais ça me blessait profondément.
Le contraire c'est que moi à la puberté j'étais affreuse je ne le cache pas, j'ai eu de gros problÚmes d'acné pendant cinq longues années, et j'ai été rejetée pour ça, rabaissée etc...
Mais depuis quelques temps je plaĂźs, on me complimente aussi parfois, et comme toi je ne suis pas vraiment flattĂ©e car j'ai l'impression de n'ĂȘtre qu'un corps alors que ce n'est pas le cas.
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J'avais le sentiment d'ĂȘtre subitement devenue digne d'attention, d'intĂ©rĂȘt et d'affection uniquement parce que mon corps plaisait. J'avais l'impression d'ĂȘtre rĂ©duite Ă l'Ă©tat d'objet...un vulgaire morceau de viande dĂ©sincarnĂ©. Je sais que ça peut paraĂźtre extrĂȘme, mais c'est comme ça que je le ressentais. Et que je le ressens encore aujourd'hui, parfois.
Idem, quand je sors de chez moi sans maquillage, pas coiffĂ©e etc on ne pose pas un regard sur moi, alors que quand je m'habille "joliment", que je suis maquillĂ©e et bien coiffĂ©e, lĂ les regards se tournent vers moi. Alors oui, j'ai aussi le sentiment d'ĂȘtre un objet, un bout de viande.
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Il m'arrive d'Ă©prouver du dĂ©goĂ»t et de la colĂšre (sans doute influencĂ©s par un sentiment d'injustice soudajcent) envers les personnes qui me courtisent. MĂȘme envers celles qui m'attirent Ă©galement

Car mon attirance est toujours accompagnée d'une sorte de déchirement, d'écartÚlement émotif.
Encore une fois je m'y retrouve, si un garçon vient vers moi parce qu'il me trouve charmante, donc qu'il ne voit que mon physique, mĂȘme si je suis attirĂ©e par lui, je le dĂ©teste un peu...Parce que ça me fait mal d'ĂȘtre considĂ©rĂ©e avant tout simplement pour mon physique.
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Je me convainc que le dĂ©sir est quelque chose d'extrĂȘmement superficiel et illusoire...en partie parce que je crains d'ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e dans la mesure oĂč je suis physiquement dĂ©sirable, aux yeux de l'autre. Et de me faire jeter dĂšs que je cesserai de l'ĂȘtre. D'ailleurs, cette crainte est tellement forte que mon cerveau a tendance Ă vouloir prĂ©cipiter les choses: je quitte les gens avant qu'ils ne me quittent.
Moi je fais ça au bout de quelques temps quand je fais connaissance avec quelqu'un, inconsciemment, je stoppe tous contacts afin de ne pas ĂȘtre rejetĂ©e un peu plus tard parce que je ne plaĂźrais plus pour mon physique et que mon caractĂšre deviendrait trop important et prendrait le dessus sur mon aspect extĂ©rieur.
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J'ai mĂȘme rejeter mon corps (en le nĂ©gligeant et en le mutilant) avant qu'il ne soit bafouĂ© et rejetĂ© par les autres (comme si c'Ă©tait quelque chose d'inĂ©vitable)...inconsciemment, bien sĂ»r, mais tout de mĂȘme.
J'ai fais ça aussi, j'ai arrĂȘtĂ© depuis un moment, mais je me rappelle que j'essayais de me faire des cicatrices au niveau du visage vers les lĂšvres(je ne sais pas pourquoi) et je m'enlaidissais avec du rouge Ă lĂšvres mauve, avec des vĂȘtements toujours sombres, j'adoptais une drĂŽle d'allure en me disant qu'elle ferait fuir les autres, et ça a fonctionnĂ© d'ailleurs!!!
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Les jeux de sĂ©duction m'apparaissent presque comme du marchandage et de l'esclavage Ă©motionnel, Ă certains moments. J'ai aussi la phobie de me montrer vulnĂ©rable, de devenir dĂ©pendante affectivement et de me retrouver Ă la totale merci d'une personne. Je crains d'ĂȘtre anĂ©antie par la souffrance que l'attachement (ou le bris d'attachement) provoque.
Pour ce qui est de la sĂ©duction, tout dĂ©pend de mon Ă©tat, des fois je vais aimĂ© sĂ©duire et ĂȘtre sĂ©duite, et d'autre fois je vais en ĂȘtre dĂ©goĂ»tĂ© et je vais mĂ©prisĂ© la personne qui essaie de me sĂ©duire.
Mais sinon, la sĂ©duction pour moi est contraire Ă la drague, si je fais ça c'est pour montrer Ă l'autre qu'il m'intĂ©resse et que je veux faire sa connaissance, mais dans la tĂȘte de l'autre, ce n'est sĂ»rement pas la mĂȘme chose...
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D'un point de vue plus ''mĂ©taphysique'', paraĂźt-il que lorsque nos chakras Muladhara et Svadhistana sont bloquĂ©s ou fermĂ©s, on Ă©prouve beaucoup de problĂšmes Ă faire face Ă nos besoins physiques, en plus d'ĂȘtre froid et distant sur le plan sexuel.
Je ne m'y connais pas trop sur le sujet, mais ça ne me semble pas impossible!
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D'un point de vue psychanalytique...ma libido quasi inexistante serait le fruit d'une oppression mentale. La sexualité (intimement reliée au désir, avec lequel je suis trÚs inconfortable) me perturberait au point que que je préférerais la remiser violemment au placard.
Moi la libido est prĂ©sente, je pense qu'on pourrait la qualifer d'hyposexuelle, mais mĂȘme si elle est lĂ , je l'Ă©touffe et prĂ©fĂ©re ne pas m'en "servir". Attention, je ne dis pas que je la nie, mais je prĂ©fĂ©re ne pas la laisser s'exprimer car ça ne me correspond pas, elle est lĂ , j'en suis "dotĂ©", mais ce n'est pas moi.
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Apparemment que la libido et le dĂ©sir sexuel sont des crĂ©atures instables et changeantes. Que ce n'est pas parce que je n'ai pas encore dĂ©sirĂ© quelqu'un sexuellement que ça ne m'arrivera jamais. HonnĂȘtement, j'en doute.
Oui, ça change avec nos humeurs, avec les personnes qu'on rencontrent, avec les changements qui surviennent dans notre vie.
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Mais je ne sais plus trop oĂč je m'en vais avec mon message, lĂ ...Ăa vous dit quoi, tout ça?
Eh bien ça me dit simplement que tu n'es pas seule, que je ne le suis pas moi aussi, et que nous sommes(ĂȘtres humains) des "crĂ©atures" Ă©tranges....
